Janvier sonne toujours comme une petite bataille gourmande. À Menton, la question revient : frangipane ou brioche des rois ? Le verdict local vient de tomber et il réserve quelques surprises.
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Le vote : la frangipane l’emporte, mais le score reste serré
Un sondage en ligne réalisé à Menton donne 57 % des voix à la frangipane contre 43 % pour la brioche. C’est clair, la galette sort gagnante. Mais l’écart n’est pas écrasant. Beaucoup de familles continuent d’aimer la brioche traditionnelle.
Ce résultat soulève une question simple : reflète‑t‑il vraiment les ventes en boutique ? Nous avons demandé aux artisans pour le savoir.
Ce que racontent les boulangers mentonnais
Les professionnels confirment la tendance observée par le sondage. Plusieurs boulangers expliquent que la galette à la frangipane reste la plus demandée. Ils le voient chaque matin, derrière les vitrines et au comptoir.
Cependant, la brioche des rois trouve toujours ses défenseurs. Elle parle aux clients attachés aux rites familiaux. Les fruits confits évoquent des souvenirs d’autrefois pour beaucoup de personnes âgées.
Technique et temps : la frangipane, une élève plus exigeante
Sur le plan de la confection, la galette demande plus de patience et de savoir‑faire. Le feuilletage nécessite des tours précis et des temps de repos respectés. C’est de cette maîtrise que naît le feuilletage aérien et croustillant.
La brioche reste plus simple à produire. Elle exige néanmoins une bonne fermentation pour obtenir une mie moelleuse et un goût équilibré. Les deux spécialités demandent du temps, mais la galette est plus technique.
Coût des matières premières : pourquoi la frangipane pèse sur le prix
Les ingrédients influent beaucoup sur le tarif. La crème d’amande et le beurre font rapidement grimper le coût d’une galette. La cuisson du feuilletage consomme aussi plus d’énergie.
Pour certains artisans, ces éléments justifient un prix supérieur. D’autres choisissent de limiter leur marge pour rester accessibles. Le résultat : des hausses modérées ou nulles selon la boulangerie.
Les prix en pratique : hausses limitées
Plusieurs maisons indiquent ne pas avoir augmenté le prix de leurs galettes depuis plusieurs années. D’autres évoquent des hausses très limitées. Dans le département, la progression observée atteint environ 1 euro au kilo au maximum.
Les boulangers soulignent qu’ils assument une partie des coûts. Ils préfèrent préserver la qualité plutôt que de tout répercuter sur le client.
Tendances en vitrine : tradition contre créativité
La créativité est bien présente. Certaines boulangeries ajoutent des variantes comme une galette au chocolat ou une brioche au Nutella. Ces versions attirent un public plus jeune et les familles avec enfants.
D’autres restent fidèles à la tradition. Elles jouent la carte du classicisme, mais avec une exécution parfaite. Le feuilletage travaillé et la frangipane équilibrée font souvent la différence.
Un rendez‑vous commercial et sentimental
La galette reste un moment-clé de janvier pour les artisans. Elle ne représente pas l’importance de Noël, mais elle compte pour le chiffre d’affaires et pour le lien social. Partager une part de galette, c’est célébrer une habitude bien française.
Frangipane ou brioche ? Au fond, le choix importe peu. L’essentiel reste le plaisir du partage et la passion des boulangers qui perpétuent la tradition chaque année.
Et vous, quelle part choisirez‑vous ?
Allez‑vous opter pour la texture croustillante d’une galette à la frangipane ou pour la douceur d’une brioche des rois aux fruits confits ? Ou bien céderez‑vous à une version chocolatée ou au Nutella pour surprendre la famille ?
Quoi qu’il en soit, à Menton la bataille est tranchée pour cette année. Mais le débat reviendra. Et il a encore de beaux jours devant lui.


